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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 21:40

Retrouvez une critique très complète de Subabysse, issue de khimairaworld.

Pour ma part, malgré sa qualité indéniable, il souffre d'un manque de caractère par rapport à Polaris.

Mais force est de constater que le côté graphique du jeu et l'accessibilité des règles sont de gros avantages...

 

Les rôlistes, qui se plaignent parfois des univers un peu trop calqués les uns sur les autres parmi les jeux de rôles sur le marché, sont cordialement invités à se tourner vers Subabysse publié par les Ludopathes.

 

Ce livre de plus de deux cent dix pages, copieusement illustrées et colorées, met en scène un univers original car subaquatique (comme son titre l’indique d’ailleurs clairement). Il s’agit de notre bonne vieille Terre, dévastée par un raz de marée due à la colère divine (si l’on se réfère aux explications théologiques des prêtres vivants à cette époque future). Après cette montée des eaux, l’espèce humaine a trouvé refuge sous la surface. Quelques guerres d’invasions plus tard, le lecteur découvre les huit pays qui ont développés des gouvernements au cœur de cités sous-marines (protégées par des dômes ou construites sous la roche des abysses). Un monde où l’aventure et le danger côtoient les intrigues politiques.

 

L’univers est assez bien détaillé. De ses grandes lignes, incluant la chronologie depuis la catastrophe planétaire, en passant par une foule de détails. Comme le nom des membres du gouvernement planétaire, par exemple, constitué de huit représentants des pays du monde. Les croyances sont abordées, de même que les différentes sortes de cités, les unités spécifiques et tout un tas d’autres renseignements (les mois de l’année, la monnaie, etc.).

 

Pour résumer rapidement, l’industrie de Subabysse est tributaire d’un minerai (servant tout à la fois de carburant, de munition, de monnaie, et de source d’énergie) connu sous le nom de «Propergol». Ce dernier est issu de mines creusées dans les profondeurs abyssales des océans. Son exploitation étant extrêmement difficile, d’un point de vue technique comme physique, la tâche est confiée à des mutants traités en esclaves. Même s’ils peuvent adopter bien des formes, lesdits mutants sont considérés comme une espèce maudite par les Dieux. En conséquence de quoi ils sont chassés et capturés pour servir dans les mines, devenir animaux de compagnie ou bêtes de somme, voire même jouets sexuels ou gladiateurs. Bref, il faut de tout pour faire le monde de Subabysse!

 

L’aspect simulation est encore plus détaillé avec ses nombreuses illustrations permettant de se faire une bonne idée des combinaisons de plongées, des armes et des véhicules (avec échelle comparative via une silhouette humaine). Plusieurs tableaux détaillés faciliteront la vie du meneur de jeu. Sans oublier de nombreux sujets techniques comme la plongée en général (décompression, hautes pressions, vision aquatique, mélanges respiratoires), mais aussi la génétique (qui est une sorte de passe-temps favori des scientifiques dans le jeu), les grades de l’armée et de la police, les maladies, les poisons, difficile de dresser une liste exhaustive.

 

Concernant les règles de jeu proprement dites, les joueurs sont définis (en plus de leur pays d’origine, leur profession, leurs qualités et défauts, etc.) par quatre caractéristiques (Force Mentale, Technique, Physique et Habilité) plus une (Facteur Chance) représentées par un pourcentage (qui ne peut dépasser 50%). Des aptitudes dépendent de ces scores et leurs valeurs se cumulent lors d’une action. Cette dernière étant réussie si le jet de pourcentage (2d10 ou 1d100) est inférieur ou égal à la somme en question (aptitude + caractéristique). Un système ultra simple! Bien sûr, le meneur de jeu est invité à apporter des modificateurs (bonus ou malus) en fonction du niveau de difficulté (via un tableau spécifique équivalent de l’antique «charte angoumoise»). La progression des personnages se fait via un cumul de réussites (réalisées sans bonus) cochées durant la partie. En fonction des choix des joueurs, ils pourront utiliser ce système pour améliorer l’aptitude liée aux réussites cochées ou mettre ces dernières en réserve pour acheter, à terme, d’autres aptitudes inconnues, par exemple.

 

Que serait un jeu de rôles sans scénarios? Justement, six histoires, clés en main, attendent le meneur de jeu à la fin du livre. Elles commencent tranquillement avec une croisière de rêve, un peu mouvementée, pour se terminer tout près de la mort. De quoi profiter de l’ambiance de Subabysse durant de longues heures de jeu.

 

En conclusion, Subabysse est un jeu de rôles sortant des sentiers battus pour ce qui est de l’univers et du système de progression par l’expérience. Les illustrations servent brillamment le sujet (certaines sont caricaturales afin d’apporter une touche d’humour alors que d’autres insufflent vraiment une ambiance inégalable) Dans son ensemble, le livre est d’une lecture très agréable, surtout grâce à l’emploi du « je » dans plusieurs paragraphes. Cela donne souvent l’impression que l’auteur est simplement assis à côté du lecteur pour lui parler de sa création. De nombreuses notes et exemples dudit concepteur parsèment les pages afin d’aider au mieux le meneur de jeu et ses joueurs à prendre en main l’univers. Une bonne ambiance, des idées excellentes, que demander de plus? Des aides de jeu gratuites? Elles sont disponibles sur le site dédié au jeu! Vous y trouverez la fiche de personnage, les prétirés, des scénarios et leurs plans, merci les Ludopathes.

 

Dernier conseil, avant de plonger dans ses eaux, prenez une profonde inspiration, c’est toujours utile !

 

 

Suivez l'actualité sur www.subabysse.com

 

Source : www.khimairaworld.com

 

 

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Published by leroliste.over-blog.com - dans Mes critiques
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