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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 20:41

Rennes le Château, une affaire passionnante, bien loin d'avoir livré tous ses secrets.

 

rennes-le-chateau.JPGC’est à Rennes le Château, village de l’Aude, à 60 kilomètres au sud de Carcassonne que serait caché un fabuleux trésor. Ce petit bourg du sud de la France, perché sur son piton rocheux accueille chaque année plusieurs milliers de visiteurs venant du monde entier.


Autant dire que la réputation du lieu n’est plus à faire et pourtant, même si des pistes sérieuses ont été suggérées par de nombreux chercheurs, aucun trésor un tant soi peu conséquent n’a jamais été mis au jour dans la région. Avis aux amateurs, la fortune est peut être à venir.

 

La région de Rennes le Château connaît un riche passé, elle fût peuplée depuis la préhistoire. Gaulois, Romains, ou Wisigoths s’y sont succédé au travers des époques. Après le pillage Rome en 440, le roi Alaric rejoint son fief proche de Carcassonne, des éléments laissent à penser qu’il aurait ramené le trésor avec lui. La région sera conquise en 778 par Charlemagne. Entre le 10e s. et le 12e s. s’installeront tour à tour dans le Languedoc les Cathares, les Templiers ainsi que la régente du Royaume de France Blanche de Castille. Il est impossible d’aborder l’histoire de Rennes le Château, qui est autant passionnante que tortueuse sans commencer par évoquer l’ancien curé de ce village.

 

 

Histoire du curé Béranger Saunière :

 

cure-sauniere.jpgLe premier juin 1985, le jeune curé Bérenger Saunière alors âgé de 33 ans est envoyé à Rennes le château pour prendre ses fonctions au sein de sa nouvelle paroisse. Il était originaire de Montazels, autre village à quelques kilomètres de là. Il mènera à Rennes le Château une vie pauvre et paisible jusqu’au début de l’année 1892. Ce mois de février, il décide d’entreprendre quelques travaux les plus urgents dans son église qui en avait grandement besoin. La rumeur dit qu’après avoir déplacé le maître autel, il trouva plusieurs parchemins dans un des piliers.


D’autres chercheurs affirment que lors des travaux de réfection de son église, il aurait découvert une dalle (qu’on appellera la dalle des Chevaliers) sous laquelle se trouvait un étrange récipient rempli d’objets brillants. On le vit ensuite effectuer des recherches de nuit dans le cimetière du village. Lors de ces travaux, il était parait il accompagné de sa servante, Marie Dénarnaud.
Des chercheurs affirment que suite à sa découverte, Saunière se serait rendu à Paris. Ils justifient ce voyage par l’ignorance de l’abbé à pouvoir interpréter ce qu’il avait mis au jour. Il allait donc y chercher des réponses à ses interrogations.


rennes-le-chateau-diable.jpgUn fait troublant dans la vie de Saunière : Quelques années après sa découverte, le curé fait restaurer son presbytère puis en 1897 il passe la commande d’un bâtiment qu’il appelle la villa Béthanie, il fait ériger la tour Magdala, et il aménage un jardin d’hiver. Mais avec quels fonds ?

 
L’église elle aussi sera restaurée et entièrement décorée de façon d’ailleurs plutôt curieuse pour un tel lieu. On y trouvera par exemple à l’entrée la statue d’un démon portant un bénitier et que les chercheurs nommeront Asmodée. Il fera inscrire sur le fronton de l’édifice une phrase courte, qui n’a pas encore livré son secret « Terribilis est locus iste » qui signifie : Ce lieu est terrible. Etrange pour une église.

 

 

A cette époque, le curé Béranger Saunière aurait vécu somptueusement et en tous cas largement au dessus des moyens qui étaient normalement ceux d’un modeste curé de campagne. Son train de vie fastueux finira par attirer l’attention de ses supérieurs, en particulier à l’évêché de Carcassonne. Monseigneur de Beauséjour le convoque mais Saunière prétexte une maladie et ne s’y présentera pas. Soulignons que Béranger Saunière est de nature insolente et indépendante. Faute de donner d’explications, il ne sera plus seulement soupçonné mais inculpé de trafic de messes par Mgr de Beauséjour qui démettra également le curé de ses fonctions.


Face à la sévérité de la sanction, Béranger Saunière fait appel devant la Cour de Rome. C’est son avocat, un ecclésiastique comme lui qui se rendra à plusieurs reprises à son procès afin de le représenter. Le procès dure deux ans lequel faute de preuves se termine par un non lieu. Cependant, les autorités de l’église continuent leurs investigations et demandent à nouveau à Saunière de s’expliquer sur les origines de ses fonds. Une fois encore (celle de trop), le curé se bornera à ne fournir aucune information, ce qui aura pour effet d’irriter grandement ses supérieurs. Un nouveau procès a lieu et cette fois Saunière le perdra. Il sera interdit et déchu définitivement de ses fonctions de prêtre en 1915.

 

L’abbé qui avait peut être senti que le vent tourner avait mis en place un stratagème. Il avait en effet loué le presbytère pour une durée de 99 ans. Il était donc impossible pour l’église de le faire quitter le village contre son gré. Pire Saunière continua de dire la messe dans une petite chapelle qu’il s’était précédemment faite construire. Son successeur devait donc dispenser son office dans une église dont l’assemblée était quasiment inexistante. Le curé Béranger Saunière décèdera le 22 janvier 1917 d’une crise cardiaque. Il sera enterré dans le tombeau qu’il s’était fait construire dans le cimetière derrière son église. C’est à sa fidèle servante, Marie Denarnaud qu’il léguera l’ensemble de ses biens. La rumeur de découverte d’un trésor par l’abbé prend fin peu de temps après sa disparition. On pourrait dès lors penser cette histoire tomberait à jamais dans l’oubli, vous allez voir qu’il n’en n’est rien !

 

 

 

Hypothèses des Trésors


La légende d'un trésor à Rennes le Château refait brusquement surface en 1967. Jusqu’au milieu des années 60, quelques rares chercheurs continuaient d’explorer la région espérant découvrir le trésor de l’abbé Béranger Saunière, sans toutefois avoir plus de succès qu’à l’époque. Certains seront même surnommés les dynamitéros car ils n’hésitaient pas à utiliser des explosifs pour mener à bien leurs recherches.

 

C’est en 1967 que se produisit un fait marquant. L’écrivain Gérard de Sède sort son livre « l’or de Rennes » il ignore encore à ce moment que l’ouvrage fera l’effet d’une bombe. A partir de ce moment, de plus en plus de chercheurs équipés de pelles et de pioches afflueront à Rennes le Château avec la ferme intention de mettre à jour un fabuleux trésor. La commune, excédée par des dégradations de plus en plus nombreuses prit un arrêté pour mettre fin définitivement aux fouilles sur son territoire (arrêté du 28.07.65). Après ce rapide aperçu de l’affaire Rennes le Château, intéressons nous au village voisin, celui de Rennes les Bains qui ne manque pas non plus d’intérêt.

 

 

A propos de Rennes-les-Bains (village voisin de Rennes le Château) :

 

Ce village eut pour prêtre l’ abbé Henri Boudet qui lui aussi était un personnage pour le moins mystérieux. Curieusement il fut aussi contemporain de Béranger Saunière, soulignons qu’ils ne semblaient pas être très proches même si ils se connaissaient bien. C’est en 1872 que l’abbé Henri Boudet alors agé de 35 ans prend ses fonctions sacerdotales au sein de la commune de Rennes les Bains. Il y exercera jusqu’en 1914 et décèdera de la maladie l’année suivante. Nous verrons plus loin que sa pierre tombale présente plusieurs particularités.

 

L’abbé Boudet était un vrai passionné de l’histoire et de la géologie de sa région. Il partait régulièrement pour de longues promenades arpentant les montagnes ou suivant les cours d’eau, ramenant ensuite avec lui de précieux trésors (en tous cas à ses yeux) tels des fossiles ou des minéraux. Il était également spécialiste de l’histoire des langues anciennes et anglophile reconnu.
Il publie un ouvrage en 1886 « La Vraie Langue Celtique et Le Cromleck de Rennes-les-Bains », qui encore aujourd’hui continue de susciter beaucoup de curiosité. Il s’agit d’une sorte de traité de linguistique pour le moins déconcertant. L’abbé boudet y écrit que les langues ont toutes pour origine l’anglais moderne, lui-même provenant de la langue Celtique. Ce genre de déclaration est pour le moins étrange de la part d’un ecclésiastique ayant la réputation d’être intelligent et très cultivé. Ajoutons encore que la dernière page présente une carte en couleur de la région de Rennes-les-Bains. On verra sur cette carte que la localisation de certains lieux et les proportions adoptées présentent de nombreuses erreurs. A moins que ces erreurs ne soient volontaires ? On songera alors à une carte codée nous menant à un lieu. Celui d’un trésor ?

 


Hypothèses de Trésor (monétaire, religieux, spirituel) :

  • Trésor Wisigoth :

ter1982web.jpgEn résumé, L’empereur romain Titus pille Jérusalem en l’an 70 et ramène à Rome un butin considérable constitué notamment du trésor de l’ancien temple de Salomon. Bien plus tard en l’an 410, le roi wisigoth Alaric pille Rome et ses richesse. Il les aurait ramenées dans son fief de Carcassonne. On perd ensuite toute trace du butin.


  • Trésor de Clovis, roi des Francs :

Clovis attaque Toulouse en l’an 507. Il vaincra Alaric à la bataille de Vouillé (lieu inconnu). Dès lors, le trésor des Wisigoths passe aux mains des Francs.


  • Trésor des templiers :

tresortempliers.jpegLes Templiers avaient acquise en peu de temps la réputation d’avoir accumulé d’immenses riches. Ceci est en partie vrai si on considère les dons qui leur étaient faits. Il était fréquent qu’à leur mort, des membres de la noblesse leur lèguent leurs biens càd des terres, des forets, des châteaux, etc.
Ces richesses finirent d’ailleurs par rendre jaloux le roi de France qui décida de tous les faire arrêter à la date du 13 octobre 1307.


Quelques templiers auraient eu vent de leur arrestation ce qui permit à certains de s’enfuir et cacher leur trésor. Nul ne sait de quoi il serait composé, on imagine essentiellement des pièces d’or et objets de culte. Une autre possibilité voudrait que le trésor Templier soit l’arche d’alliance. En effet, durant leur séjour à Jérusalem, les templiers auraient mené des recherches sous l’ancien temple de Salomon, plus précisent sous les écuries.


  • Trésor de Blanche de Castille :

Ayant à faire face à une révolte, Blanche de Castille (1188-1252), mère de Saint Louis et régente du Royaume de France fit déposer le trésor royal dans la cité de Rhedae qui lui appartenait (Rennes le château). Elle mourut peu après avoir maté la révolte. Certains chercheurs pensent que le trésor aurait pu y être oublié depuis cette époque.


  • La dépouille de Marie Madeleine (Marie de Béthanie) :

Santa.jpgQuand on s’intéresse à cette affaire de plus près, on retrouve régulièrement des indices nous menant à Marie Madeleine. Par exemple l’église de Rennes le château est toute entière dédiée à la Sainte. Autre fait marquant, le curé Bérenger Saunière fit construire différents bâtiments dans son domaine dont la Villa Béthanie qui devait servir de maison de repos a des prêtres retraités, et la tour Magdala (Madeleine) qui accueilla sa bibliothèque. La tradition provençale raconte aussi qu’en l’an 42, Marie Madeleine, son frère Lazare, sa sœur Marthe, les deux sœurs de la vierge Marie et Joseph d’Arimathie auraient fui Jérusalem en embarquant sur un bateau. Ils arrivèrent dans le sud de la France, proche du delta du Rhone. Le lieu ou ils auraient débarqué porte aujourd’hui le doux nom des Saintes-Maries-de-la-Mer.

 

 

Source : etrange.org

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Published by leroliste.over-blog.com - dans Mystères d'Histoire
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