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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 21:39

La façon de compter les points au tennis vient du jeu de paume.


image00222-01-16-08-33-14-.jpgCe jeu français, très pratiqué aux 16ème et 17ème siècle, est l'ancêtre du tennis créé par les anglais au 19ème siècle ("tennis" est d'ailleurs la déformation du mot français "tenez !", prononcé par le joueur qui lançait la balle).


Au jeu de paume, on suppose que le vainqueur du point devait avancer à chaque fois de 15 pas en direction du filet (15, 30, 45 ou 60 pas en partant de la ligne de service), et celui qui atteignait le filet, situé à 60 pas, remportait le jeu. Le nombre 40 serait un raccourci de 45, trop long à prononcer. Quand les joueurs étaient à égalité à 40, l'avantage consistait à faire 5 pas supplémentaires.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 19:58

Quand la Mer nous tombe sur la tête

 

Imaginez une pluie de poissons tomber en plein désert... Cet étrange spectacle n'a rien de fantasque ni d'illusoir. Et l'explication est pourtant simple.

Voici quelques explications sur ce phénomène métérologique extraordinaire dont les traces remontent pourtant à l'Antiquité.

 

 

Des pluis insolites

 

 

Les pluies de poissons, malgré leur côté insolite, sont plus fréquentes qu'on ne le pense. Les journaux regorgent de faits divers où nos amis aquatiques pleuvaient sur des villes. Ces poissons sont en général de petite taille, entre 3 et 10 cm : ce ne sont pas des baleines qui tombent du ciel, mais plutôt des sardines, des poissons rouges ou des carpes.

 

 

Des pluis marquantes qui ne datent pas d'hier 

 

En décembre 2002, c'est le village de Korona, en Grèce, qui a subi une pluie de poissons. En août 2000, c'est la ville de Great Yarmouth, dans la région du Norfolk en Angleterre qui a été victime d'une averse poissonnière. Avant ça, en 1989, un couple australien du Queensland affirme avoir ramassé 600 petites sardines dans le jardin après une ondée. Et la liste est encore longue. Le 18 février 1861, après une secousse sismique à Singapour, les habitants affirment qu'il a plu pendant 3 jours… des poissons-chats. 

 

Le plus vieux témoignage date du IVe siècle avant J.-C. Le Grec Athénée évoque une pluie de poissons ayant duré 3 jours dans la région de Chéronée dans le Péloponnèse.


Gravure_pluie_de_poisson-copie-1.jpg

 

Explications scientifiques

 

Pour les scientifiques, l'arrivée des poissons sur les villes s'explique par des phénomènes météorologiques. En effet, les pluies de poissons suivent en général des tempêtes. Les vents aspireraient donc les poissons dans l'eau, pour les déposer dans nos jardins. Cela n'explique pas comment ces poissons sont sélectionnés, puisqu'une seule espèce de poissons tombe du ciel la plupart du temps. De plus, ils sont vivants, et accompagnés d'aucun débris ni autre animal. Les tempêtes n'effectuent pas ces sélections, et les vents aspirent tout sur leur passage. Dans d'autres cas, comme celui de la pluie de poissons de Singapour en 1861, un scientifique français, Francis de Castelnau, avait constaté que l'averse était survenue pendant une migration des poissons-chats en question. Il avait découvert que pendant leurs déplacements, les poissons-chats étaient capables de se mouvoir sur terre, pour aller de mares en mares. Une explication scientifique qui dément la thèse de la pluie de poissons !

 

 

 

D'autres pluis d'animaux

 

Ces pluies de poissons ne semblent pas prêtes de s'arrêter. D'autres objets et animaux tombent du ciel régulièrement dans le monde entier. Depuis l'Antiquité, des récits de pluies de sang ou de produits à base de sang jalonnent l'histoire. Des morceaux de viande sont même tombés du ciel aux Etats-Unis, dans le Kentucky, en 1876. Le ciel envoie aussi de la nourriture végétale sur nos têtes : en 1867, à Dublin, ce sont des noisettes qui sont tombées, et des haricots africains ont inondé le Brésil en 1971. Mais l'averse insolite qui reste la plus courante est celle d'animaux, et surtout de grenouilles. Mais on compte aussi des souris, tombées en Norvège en 1578, des serpents à Memphis aux Etats-Unis, ou encore des canards.

 

pluie-de-tetards-au-japon.jpg

Pluie de têtards au Japon

 

 

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 00:20

shell_logo.gifSi le groupe pétrolier porte ce nom, c’est pour rendre hommage au père des fondateurs qui importait des coquillages.

 

  • De notre correspondant à Londres

Dans la langue de Shakespeare, shell, c’est le coquillage. Il est aujourd’hui associé à l’essence à cause de Marcus Samuel Sr. L’aventure a débuté au XIXe siècle dans sa boutique d’antiquités de l’East End de Londres. En 1833, il décide d’élargir son offre en important d’Asie de beaux coquillages, très à la mode à l’époque pour la décoration intérieure. Le succès est au rendez-vous. Très vite, Marcus Samuel se retrouve à la tête d’une entreprise d’import-export, qui va chercher en Asie d’abord des coquillages et diverses antiquités mais aussi de la soie, du riz et de la porcelaine. En retour, elle exporte vers l’Extrême-Orient des produits industriels et des textiles « made in Great Britain ». La société porte alors le patronyme de son patron, Samuel.

 

Au cours des années 1880, il laisse les rênes à ses deux fils, Marcus Jr et Sam. La légende veut que, lors d’un voyage d’exploration à la recherche de coquillages dans la mer Caspienne, Marcus Jr ait eu l’idée de se lancer dans le commerce du pétrole. L’or noir était alors surtout utilisé dans les lampes à huile et les réchauds. La réalité est probablement plus prosaïque. Toujours est-il que Marcus Samuel a une idée  de génie pour tenter de s’imposer face à la puissante Standard Oil, compagnie des Rockefeller. Il propose aux Rothschild, qui ont fait l’acquisition de champs pétroliers russes près de Bakou en mer Noire, une solution économique pour écouler leur production en Asie.

 

 

  • De la moule à la coquille Saint-Jacques

La solution, c’est un navire à vapeur, dont les cales sont conçues pour transporter du pétrole brut en vrac. Les coûts de transport de ce premier tanker sont bien inférieurs à ceux des navires de la Standard Oil qui transporte encore de l’huile dans des barils. En 1892, le premier pétrolier de Marcus Samuel, le Murex, nom d’un coquillage prisé des collectionneurs, effectue son voyage inaugural vers Singapour. Avec 4000 tonnes de brut, il révolutionne le transport pétrolier. En 1897, les affaires prospèrent et les frères Samuel rebaptisent leur entreprise Shell Transport and Trading Compagny : « Shell », bien sûr, en l’honneur des coquillages qui ont fait la fortune de leur père. Tous les premiers tankers de la société portent alors le nom d’un mollusque.

Le premier emblème de la société, choisi en 1901, est une moule. Seul problème, sa forme n’est pas facilement identifiable au premier coup d’œil. En 1904, exit la moule. Elle cède la place à la coquille Saint-Jacques qui reste l’un des symboles les plus facilement identifiables dans le monde.

En 1907, quand la société néerlandaise Royal Dutch Petroleum et la Shell Transport Compagny fusionnent pour se renforcer face à la Standard Oil, l’entreprise est rebaptisée « Royal Dutch Shell ». Malgré son nouveau nom à rallonge, tout le monde continue à l’appeler simplement « Shell » et l’emblème de la branche britannique est conservé. Après quelques rajeunissements visuels au cours du siècle, la coquille Saint-Jacques (pour les biologistes, le Pecten maximus) rouge et jaune revêtit en 1971 son aspect actuel sous le crayon du grand designer Raymond Loewy, Français installé aux Etats-Unis.

 

 

  • La Saint-Jacques en Californie

Avant de baptiser sa compagnie pétrolière du nom de « Shell », en 1897, Marcus Samuel Jr avait déjà utilisé la marque au coquillage dès 1891 pour désigner le pétrole russe expédié par tanker en Extrême-Orient. En revanche, il semble que l’idée d’utiliser la coquille Saint-Jacques ne soit pas une idée des frères Samuel mais une initiative d’un de leurs associés, un Ecossais du nom de Graham, qui importait leur pétrole en Inde. C’est lui qui aurait choisi la coquille Saint-Jacques, car elle figurait déjà sur les armes de sa famille, en mémoire d’un pèlerinage à Compostelle. Le fond jaune et le contour rouge de la coquille Shell avaient été privilégiés pour l’installation des premières stations-services en Californie en 1915, afin de se démarquer du bleu vif du grand concurrent Standard Oil et rappeler les liens historiques de la région avec l’Espagne. 

 

Cyrille Valnerberghe

 

 

histoire_logo_shell.png 

      Historique du logo Shell

 

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 22:36

Naissance d'une nouvelle rubrique : "Culture 0"

 

Cette rubrique traite, comme son nom l'indique, de Culture. Mais attention, nous ne parlons pas ici de la Culture Bourgeoise ou Populaire. Ici, pas de culture livresque, ni de polémique.

 

Nous, ici nous parlons de ce que l'Histoire a oublié. D'anecdotes historiques amusantes ou cocasses, mais qu'il vous sera bien difficile de replacer en société.

 

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